LE RAPPORT D'UN INGÉNIEUR EN STAGE À IMINI EN 1957
JEAN BELKOWICHE, INGÉNIEUR DES MINES, DÉCRIT LES MINES DE L'IMINI en 1957
Jean Belkowiche a fait un stage à Imini en février 1957 du temps du directeur André Moulinou, avant de prendre son poste d'Ingénieur au Service régional des Mines à Oujda. Il nous fait l'amitié de nous transmettre son rapport, ainsi que des photos prises image par image avec une caméra 8mm. Il a pris la peine de les scanner pour les Iminiens.
Morceau de film 8mm avec les clichés successifs, ils seront agrandis et publiés ultérieurement.
Jean-Marie Decailloz a lu le rapport et le trouve particulièrement intéressant, d'autant plus intéressant que personne, sur le blog Timkkit, n'a ouvert un chapître sur le travail au fond de la mine dans ses particularités. Depuis sa retraite, il nous écrit:
"Ce rapport, très descriptif, est un témoignage d'exception où tout y est consigné et c'est une initiative en "OR" que Mr Belkowiche offre aux Iminiens. Il rejoint et reprend de manière plus technique les quelques rares photos, parues sur Timkkit, du métier de mineur dur et pénible, surtout à cette époque, et c'est un devoir de le publier en souvenir des anciens mineurs d'Imini."
Le rapport est soigneusement manuscrit dans un cahier d'environ 16cm de large sur 30cm de hauteur; les notes ont été prises sur un petit carnet de la taille d'un crayon papier, muni de sa gomme. Il a été photographié sur le sol d'IMINI voir cliché ci-dessous.
Jean Belkowiche: "J'avais rédigé ce rapport, avec pour tout équipement : un stylo, une règle et un compas, sur des feuilles doubles de papier quadrillé que j'avais assemblées, après agrafage, dans une chemise à sangles. Il fallait laisser une marge afin de pouvoir mettre des annotations.
Cette chemise contenait 3 rapports de stages : Aouli, Mibladen et Imini, ce qui explique la numérotation des pages.
Si j'avais disposé, à l'époque, des moyens actuels : ordinateur, imprimante, appareil photo numérique et internet, le résultat aurait été tout autre et serait plus lisible."
Pour lire les pages du rapport, il suffit de cliquer sur chacune d'elles et d'actionner ensuite le zoom de votre ordinateur. Vous pouvez aussi les imprimer une à une. Jean Belkowiche nous offre aussi de les télécharger directement sur:
https://picasaweb.google.com/117977244472823172397/MineDeLIMINIEn1957#
Ci-dessus les premières pages du rapport; ci-dessous la coupe du gisement de manganèse.
A droite la vallée de l'Imini, avc la flexure de Ste-Barbe, puis la faille et en remontant à gauche BouTazoult.
La profondeur du gisement selon les lieux complétée par les analyses minérales.
Limite de cubage du gisement à Ste-Barbe, Bou Tazoult et Bou Azzer
La qualité du minerai et les réserves évalués à l'époque. L'exploitation en cours à Bou Azzer
L'exploitation (suite) et le traçage
Croquis des chantiers d'exploitation en 1957
Le dépilage (voir définition plus bas)
Foudroyage (voir définition plus bas) et Production des chantiers triples
Roulage
Schéma de trainage
Suite du trainage
Ci-dessous l'énergie
Fin des notes de Jean Belkowiche sur la mine de l'Imini.
LE BLOG TIMKKIT2008 SERT DE MUSÉE VIRTUEL DE LA MINE DE L'IMINI EN ATTENDANT QU'UN VRAI MUSÉE AVEC DES DOCUMENTS ET DES OBJETS SOIT OUVERT À L'INTENTION DU PUBLIC ET DES CHERCHEURS. C'EST AVEC BEAUCOUP DE GRATITUDE QU'IL REÇOIT CE DOCUMENT DE M. JEAN BELKOWICHE ET NE DOUTE PAS QUE LES IMINIENS LE REMERCIENT.
Certains termes techniques de la mine mériteraient d'être expliqués pour les profanes. Un lexique serait nécessaire. Jean BELKOWICHE nous donne pour commencer trois définitions:
Stot : Pour protéger les galeries des éboulements, il était laissé de chaque coté une zone de minerai non exploité. Le long de la secondaire, cette zone était de 15 mètres. Ce n'est qu'en fin d'exploitation, lorsque les galeries sont condamnées que ce minerai est récupéré.
Les nombreux clichés du film de Jean Belkowiche auraient pu servir d'illustration à son rapport. Mais le blog Timkkit2008 a estimé qu'ils méritent d'être publiés séparément; ils le seront prochainement.
Une photo de Jean Belkowiche à Jerada en 1959 (premier à gauche)
Le travail de mineur à Imini était plus dur et pénible qu'à Khouribga mais moins dangereux pour la santé qu'à Jérada.
- charger les berlines de 600 litres, qui devaient peser une fois pleines plus d'une tonne et demie
- les pousser, ensuite, depuis le fond du chantier jusqu'à la tertiaire
- les faire tourner sur la plaque tournante
- accrocher leurs deux chaines sur le câble de traction en frappant de grands coups sur la clé conique de verrouillage
- plus loin, décrocher les chaines et les raccrocher à un autre câble
- remettre sur les rails les nombreuses berlines qui déraillaient
- faire les mêmes opérations pour ramener les berlines vides jusqu'au chantier
- déplacer les rails
- les boiseurs devaient transporter des troncs d'arbres et les assembler
- etc…"
























